2018 marque la fin des temps forts des commémorations organisés dans le cadre du Centenaire de la Première Guerre mondiale.

Les Gâs du Berry sont fiers de présenter deux spectacles, véritables créations, qui ont obtenu en 2014 le label « Centenaire » (label attribué aux projets les plus innovants et les plus structurants sur la commémoration de la guerre 1914 -1918), le samedi 3 novembre 2018, à 20h00 à la salle des fêtes de Sassierges-Saint-Germain.

« Ah dame ! Heureusement qu’elles étaient là ! »

Cette pièce théâtrale est une création des Gâs du Berry à partir de recherches, de documents et de témoignages provenant de diverses sources locales.  

«Debout,femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie. Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés! Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout! A l’action! A l’œuvre! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde». Le 7 août 1914, l’annonce est venue du garde-champêtre qui, accompagné de son tambour, a égrainé mot à mot l’appel au travail des femmes.

Après avoir terminé les moissons, il fallait bien vite « ennoler » les fûts pour ces vendanges qui allaient, contrairement aux premiers espoirs, se dérouler avant que leurs beaux soldats soient de retour.

La confection de tricots, de cache-nez, de chaussettes ou de pansements fut menée « tambour battant » pour que leurs hommes « écrasent ces foutus boches ». Certaines passent le concours d’infirmières, d’autres remplacent les facteurs et les maîtres d’école dans nos communes.

Autant d’événements que cette pièce relatera, sous des paroles de femmes de chez nous tels qu’ils ont été vécus en Bas Berry.

A partir de faits réels, alternant le triste et le comique, cette création des Gâs du Berry aborde le quotidien des berrichonnes qui était rythmé par le passage du facteur et les annonces, aussi attendues que redoutées, du garde champêtre.

« C’est pas une âne mon gamin, il l’aura son certificat ! » .

Cette pièce, suite logique de « Ah dame, heureusement qu’elles étaient là », montre l’influence de la guerre sur l’éducation des enfants.
L’école de Jules Ferry, laïque et obligatoire, remplace, depuis encore peu de temps, l’école privée à laquelle n’avaient pas accès tous les enfants. Le maître, le maire et le curé, formaient alors le pilier respectable et respecté de la commune.

Le rôle du maître était d’instruire les enfants, leur enseigner la morale par l’exemple et par les textes d’auteurs, de développer leur sentiment patriotique afin de faire d’eux de bons soldats.

Cette pièce, dont l’univers principal est une salle de classe, met aussi en scène le comportement des enfants lors de quelques leçons de morale, de calcul, d’instruction civique ou de français dans notre campagne berrichonne où on parlait plus le berrichon que le français. La sévérité des maîtres autorisait alors certains châtiments comme les coups de règle sur les doigts ou la honte de porter le bonnet d’âne…

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